L’exposition des sapeurs-pompiers aux cancers professionnels

15 mars 20243 min

De nombreuses études démontrent que les sapeurs-pompiers sont exposés aux cancers professionnels. Pour autant, la liste des cancers reconnus comme maladies professionnelles chez les sapeurs-pompiers peine à être élargie.

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Des preuves de cancérogénicité suffisantes

Le sujet n’est pas nouveau. Déjà, en 2007, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) avait classé la lutte contre l’incendie comme cancer probable pour l’homme. Ce même organisme, qui dépend de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), avait réuni, en juin 2022 dans ses locaux de Lyon, 25 chercheurs de 8 pays différents « pour finaliser leur évaluation de la cancérogénicité de l’exposition professionnelle en tant que pompier ».

Ce groupe de chercheurs avait conclu que les preuves étaient « suffisantes » pour classer l’exposition professionnelle des pompiers comme cancérogène concernant le mésothéliome et le cancer de la vessie.

En revanche, les preuves étaient « limitées » pour les cancers du côlon, de la prostate et du testicule, le mélanome et le lymphome non hodgkinien.

L’Anses pointe les risques chimiques liés aux fumées

De son côté, l’Anses avait publié en août 2019 un rapport sur les risques sanitaires liés aux expositions professionnelles des sapeurs-pompiers. L’agence y établissait des recommandations en particulier pour se protéger des risques chimiques liés aux fumées et suies d’incendies. Elle préconisait également un « suivi médical des sapeurs-pompiers (…) intégré dans un dossier unique suivant le sapeur-pompie

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