Agents de sécurité : des missions qui peuvent être à risques psychosociaux

28 mars 202211 min

Violence, pression, intensité de travail, les agents de sécurité sont confrontés à des situations parfois éprouvantes et susceptibles, si on n’y prend garde, d’avoir des effets sur leur santé physique et/ou psychologique. Quelles sont ces situations et comment prévenir les risques ? Éléments de réponse avec Agnès Oberlin, responsable Sécurité à l’hôpital Simone Veil, le centre hospitalier de Troyes.

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L’équipe Sécurité de l’hôpital de Troyes

Agnès Oberlin est la responsable Sécurité incendie/Environnement du Centre hospitalier de Troyes (CHT). Celui-ci compte près de 2 500 salariés (personnels médical et administratif – chiffres 2020, effectifs en équivalent temps plein) et un peu plus de 1 000 lits. Elle est secondée par un adjoint et manage 18 agents de sécurité (8 Ssiap2 et 10 Ssiap1). Ils sont présents dans l’établissement, par équipe de trois, 24 h/24 et 7 j/7. Ils assurent la prévention et la sécurité incendie de l’établissement, contrôlent les équipements de sécurité, effectuent une grande partie de la maintenance du matériel incendie, rédigent les permis de feu, assurent la gestion des conflits…

Le contrôle et les filtrages des entrées du CHT sont, quant à eux, assurés par une entreprise extérieure de sécurité privée.

L’équipe Sécurité incendie est très sollicitée depuis le début de la crise sanitaire. Pour prévenir les RPS, Agnès Oberlin s’appuie principalement sur trois leviers : l’organisation, la communication et la formation. Par ailleurs, « les risques psychosociaux des agents de sécurité sont évoqués dans le Document unique », indique-t-elle.

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L’accompagnement des équipes

« Le premier confinement a été une période très ʺdésorganisanteʺ, confie Agnès Oberlin. Il faut se souvenir qu’au début, on n’avait pas de vaccins, pas de tests, qu’on ne connaissait pas la maladie. L’hôpital a été complétement réorganisé avec des circuits Covid, des zones d’habillage et de déshabillage, tout cela clairement identifié avec de la signalétique, des barrières… Ça a été un moment où il fallait être très réactif, ingénieux. La période a été très anxiogène. Le niveau d’information sur le virus était extrêmement bas. On savait qu’on avait affaire à quelque chose d’extrêmement virulent. On avait les images de ce qui s’était passé en Italie. On était dans l’état d’esprit d’assiégés qui attendent

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