Les entreprises françaises appelées à renforcer leur sécurité

21 décembre 20188 min

Mardi 18 décembre 2018, le Club des directeurs de sécurité et de sûreté des entreprises (CDSE) a réuni près de 700 professionnels français et européens de la sécurité et de la sûreté au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’occasion de faire un point sur la profession et ses rapports, de plus en plus étroits, avec les pouvoirs publics.

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Pour la deuxième année consécutive, un ministre de l’Intérieur était présent. Preuve de l’importance à la fois du secteur et du rendez-vous. Créé il y a plus de 30 ans, le CDSE (Club des directeurs de la sécurité et de la sûreté) rassemble près de 110 entreprises et institutions publiques françaises et européennes. Elles y sont représentées par leur directeur sécurité et/ou sûreté.

La crise des Gilets jaunes

Dans son allocution d’ouverture, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a salué la nouvelle dynamique de l’écosystème de la sécurité en soulignant que l’État comme les entreprises font face aux mêmes menaces et enjeux. En pleine crise des Gilets jaunes, alors que le terrorisme, après une période d’accalmie relative, a de nouveau frappé au marché de noël de Strasbourg et que la grogne monte dans les rangs des policiers (le soir-même le ministre négociait une prime exceptionnelle de 300 € pour les policiers mobilisés lors des manifestations des Gilets jaunes), on comprend que les intérêts avec le privé sont multiples.

Bien évidemment, il y a le renfort et l’assistance que le ministère peut espérer obtenir de la part des agents. Dont certains, comme le rappelle le ministre dans son discours, sont issus de la Fonction publique. L’armement des agents n’est plus tabou, comme beaucoup de missions, à l’image des gardes postés à l’entrée d’édifices publics ou la cynéo-détection, sont transférés au secteur privé.  Ensuite, il y a aussi parallèlement, le développement d’une profession, longtemps connue pour ses dérapages et qui fut régulée à coup de loi punitive. On se souvient que l’assassinat d’un SDF au Forum des Halles par des agents de sécurité avait été le prélude à la loi de 1983.

Mais les temps ont beaucoup changé. L’apparition du terrorisme, mais aussi l’usage des réseaux sociaux, ont modifié la perception que le grand public avait de sa sécurité… Et des limites de la vie privée. L’installation massive de caméras de surveillance n’effraie plus grand monde. Ainsi privé et public imaginent un nouveau couple humain / technologie de nature à augmenter le sentiment de sécurité.

L’écosystème de la sécurité

Du côté du privé, l’émergence d’une industrie de la sécurité est une bonne nouvelle. Le travail accompli par le Cnaps a permis d’assainir la profession. Même si une guerre des prix sévit toujours. L’annonce de la fusion prochaine des deux syndicats, le Snes et l’USP, est un

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