Le handicap au travail

19 juillet 20183 min
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Les idées reçues ont la vie dure. Le handicap en entreprise est encore très méconnu. Parmi les clichés véhiculés : une personne en situation de handicap se déplace en fauteuil roulant, sera absente une bonne partie de l’année ou n’est pas compétente pour réaliser ses tâches professionnelles… « La loi du 11 février 2005 sur le handicap a permis d’ouvrir le champ des situations de handicap », explique Marie-José Imbert, consultante chez Pidiem, cabinet de conseil RH spécialisé dans le handicap.

Les handicaps moteur, visuel et auditif ne sont que la partie émergée de l’iceberg. 31 % de la population est concernée, dont seulement 0,6 % de personnes en fauteuil roulant. Sont inclus également dans le handicap, les pathologies invisibles : douleurs dorsales (25 % de la population), troubles cardio-vasculaires et hypertension (16 %), maladies chroniques évolutives (20 %), affections respiratoires et allergies (30 %), diabète, migraines.

En somme, toutes pathologies qui gênent ou empêchent un salarié de réaliser pleinement son travail au même titre qu’une personne valide, sans oublier les handicaps mentaux et cognitifs.

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Faire reconnaître son handicap

Les entreprises de plus de 20 salariés sont tenues d’employer à temps plein ou à temps partiel des travailleurs handicapés, directement ou en sous-traitance, dans une proportion de 6 % de l’effectif total. C’est ce qu’on appelle l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH). À défaut, elles doivent verser une contribution à l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’inserti

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