L’analyse du risque sûreté, un chantier permanent

15 novembre 20218 min

Par définition, un chantier est une situation dynamique, avec un début et une fin. De l’implantation du site jusqu’à la livraison de l’ouvrage, des menaces et de dangers pèse sur son bon déroulement. L’identification des menaces malveillantes et l’analyse des scénarios, intégrant désormais le risque cyber, sont déterminantes.

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« Un chantier, c’est un environnement hyper-dynamique, analyse Olivier Douard, responsable Inspection souscription dommages aux biens au sein de la Direction technique de l’assureur SMABTP. La situation que l’on va rencontrer à l’instant T ne sera pas la même que celle que l’on va constater un mois après. Le but d’un chantier est d’arriver à un ouvrage achevé. On y rencontre toutes les phases d’activité, avec un grand nombre d’acteurs et de métiers qui vont présenter un certain nombre de risques de sûreté en fonction des techniques de construction, des matériels et des matériaux utilisés. L’analyse de risques est menée de façon dynamique, c’est-à-dire qu’il faut essayer au maximum d’identifier tous les aspects du chantier. »

Cette dynamique peut s’appréhender par rapport à la temporalité de déroulement du chantier et les traditionnelles phases d’avancée des travaux : implantation du chantier ; travaux de gros œuvre ; travaux de second œuvre ; phase finale de réception de l’ouvrage.

Il est entendu que plus on approche de la fin du chantier plus les conséquences financières d’un sinistre sont importantes.

De l’implantation jusqu’à la livraison de l’ouvrage

Frédéric Vu, responsable du pôle Sûreté-Malveillance au sein du groupe CNPP, confirme cet aspect dynamique de la vie du chantier : « Selon les phases du chantier, les valeurs convoitées et les scénarios évoluent ». Au sein de ces grandes phases, on peut distinguer plus finement les périodes d’activité et de non-activité. « Un chantier qui n’est occupé que tous les 6 mois est plus vulnérable qu’un chantier où il y a une activité régulière », analyse-t-il.

Les chiffres de SMABTP en attestent : « Pour tout ce qui est vol et dégradations, on constate que 46 % ont lieu le soir et le week-end, et notamment lorsque le chantier est inoc

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