Intervention sur fuite d’hydrogène enflammée

23 septembre 20217 min

Le développement de la filière hydrogène va nécessairement conduire à une augmentation du stockage de ce gaz. A la fois très léger et hautement réactif,  l’hydrogène est très inflammable. Les caractéristiques d’un feu d’hydrogène, sans flamme ni fumée visibles, impliquent des précautions particulières d’intervention.

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Les caractéristiques physico­-chimiques de l’hydrogène en font un gaz particulièrement réactif.

L’hydrogène, un gaz hautement réactif

On entend par réactivité d’un gaz inflammable sa sensibilité à une source d’inflammation. La plage d’in­flammation très large (entre 4 % et 75 % de concentra­tion dans l’air), la faible énergie minimale d’inflammation (17 microjoules) et la vitesse de propagation de la flamme de l’hydrogène expliquent en grande partie cette haute réactivité et, conséquemment, sa haute dangerosité dans le classement des groupes de gaz identifiés par la régle­mentation Atex.

En présence d’oxygène pur, l’énergie minimale d’inflam­mation est seulement de 3 µJ. Plus concrètement, on considère que l’énergie minimale d’inflammation de l’hydrogène peut provenir de décharges électrostatiques d’origine humaine (vêtements textiles) ou de simples fréquences radio. Une anecdote parlante : le frottement dans l’air d’un flocon de neige suffit à enflammer le rejet d’un évent d’hydrogène, transformant alors ce dernier en torchère.

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Notre article sur la réglementation Atex.

Fuite en extérieur vs en intérieur

Un récent rapport de l’assu­reur AGCS (avril 2021) vient préciser le contexte de survenue des deux phénomènes dangereux que sont la fuite et l’inflammation de l’hydrogène. Selon ce rapport, les statistiques d’en­quête sur les pertes montrent que beaucoup d’incendies se produisent à la suite d’une « auto-inflammation résultant de la libération soudaine d’hydrogène à cause d’une rupture de bagues et de soupapes de surpression », et que « 25 % des sinistres sont dus à des fuites ». Parmi ces fuites, « 40 % ne sont pas détectées ».

Le caractère relativement aléatoire de la détection de la molécule d’hydrogène, l’une des plus légères de l’univers et présentant donc un pouvoir de dilution élevé dans l’air, renforce dès lors le besoin d’une démarch

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