Interview. « Le risque NaTech est sous-estimé »

10 octobre 20236 min

À l’orée de la Journée nationale de la résilience du 13 octobre, et après les catastrophes naturelles récentes, focus sur le risque NaTech et le secteur industriel avec Guillaume Becker, consultant en gestion des risques et des crises à CNPP. Un risque qui sera également évoqué lors des prochaines Rencontres CNPP-Face au Risque du 21 novembre 2023, centrées sur les risques émergents.

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Qu’est-ce que le risque NaTech et comment le définir ?

Guillaume Becker. Le terme NaTech résulte de la contraction des mots « naturel » et « technologique ». La définition la plus commune est celle de l’Ineris : elle désigne l’impact qu’une catastrophe naturelle peut avoir sur une installation industrielle. Cette définition est orientée sur l’accident résultant d’un effet domino qui serait une conséquence de l’aléa naturel. L’exemple le plus emblématique est la catastrophe de Fukushima : un tsunami, provoqué par un séisme sous-marin, qui entraîne un accident industriel majeur.

Chez CNPP, on considère plutôt le risque NaTech dans sa globalité, sous l’angle de l’impact qu’un aléa naturel peut avoir sur un site industriel. Cela peut être un arrêt de production, un arrêt de fonctionnement, un incendie, une explosion, une pollution… L’important est que l’on n’introduit pas forcément la notion de catastrophe technologique majeure, mais plutôt celle de continuité d’activité.

En termes de fréquence et de gravité, comment caractériser le risque NaTech ?

G. B. La dernière enquête du Barpi rapporte

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