Plan d’actions post-Lubrizol. Quel impact sur l’industrie ? L’exemple d’Arkema à Pierre-Bénite (69)
La règlementation post-Lubrizol impacte de nombreuses industries. Focus sur Arkema, établissement Seveso seuil haut à Pierre-Bénite.

Établissement classé Seveso seuil haut, implanté en pleine métropole à Pierre-Bénite (Rhône), Arkema fabrique, en continu, des gaz fluorés sous forme de gaz liquéfiés ainsi que des polymères fluorés, très utilisés dans la chimie et dans des secteurs de pointe comme l’électronique. Il est situé sur une plateforme qui s’étend sur 33 hectares et qui est composée de l’usine de production avec 400 personnes environ et d’un centre R&D qui compte 200 personnes. La plateforme accueille également les entreprises Daikin et Kemira.
« L’acide fluorhydrique, substance classée très toxique, est l’une de nos matières premières principales. On utilise aussi des solvants mais qui ne sont pas inflammables, explique Vincent Marchand, responsable du service HSE du site. Nous avons peu de liquides inflammables mais nous fabriquons des gaz liquéfiés inflammables. Tous nos gaz liquéfiés sont expédiés en isoconteneurs d’une vingtaine de mètres cubes environ, ou en wagon. »
Le service HSE est composé de 35 personnes : des personnels à la journée (ingénieur sécurité, environnement, techniciens, préventeurs) et 21 pompiers salariés Arkema, répartis en 5 équipes. Ces derniers sont capables d’intervenir très rapidement après la détection du sinistre, la caserne étant implantée sur le site, et font beaucoup de formations, notamment le recyclage des personnels à la manipulation des extincteurs, la formation des SST (une centaine sur le site). Ils assurent également une fonction de prévention. Ils valident les permis de feu, font les mesures d’explosivité, les contrôles après la fin des travaux et délivrent les permis de pénétrer dans les zones confinées.
Ce qui existait avant l’incendie de Rouen
Le système de détection incendie fixe a été récemment rénové. « Toutes les alarmes sont reportées au poste de commandement des pompiers du site. Et on a l’équivalent pour la détection de gaz toxique, dans chaque unité, indique Vincent Marchand. Sur le site, nous avons donc de la détection de gaz toxique et inflammable, de flammes sur les stockages de gaz inflammables liquéfiés ainsi que des mesures passives sur nos capacités de stockages de gaz liquéfiés. Nos bacs de gaz inflammables liquéfiés sont ignifugés et sont tous sur fosse de rétention. » Toutes les eaux d’extinction sont collectées dans un bassin de s
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