Pourquoi miser sur l’hydrogène vert ?

15 septembre 20213 min

La France a fait de l’hydrogène vert et bas-carbone un sujet central de sa transition énergétique. Entre 2020 et 2030, 7,2 Mds € vont être investis par les pouvoirs publics pour décarboner l’industrie, développer les mobilités propres et soutenir la recherche et le développement.

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Le dihydrogène (H2), communément appelé hydrogène, est un gaz utilisé par beaucoup d’industriels depuis des années, notamment dans l’industrie pétrolière (raffinage) et chimique (production d’ammoniac et de méthanol…), mais aussi dans la métallurgie, l’électronique, la pharmacologie ou l’agroalimentaire. S’il est abondant sur la planète, il est rarement présent à l’état pur dans la nature.

Le plus souvent lié à d’autres éléments (carbone, oxygène…), il doit être isolé pour être utilisé. Aujourd’hui, l’hydrogène est produit, à plus de 90 %, à partir d’énergies fossiles, pour des raisons économiques, et le processus rejette du dioxyde de carbone, principal gaz responsable de l’effet de serre, dans l’atmosphère. Tout l’enjeu est désormais de le produire de façon décarbonée.

Produire de l’hydrogène vert

L’hydrogène vert, dont tout le monde parle aujourd’hui, est produit à partir d’énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse…). Parmi les différents procédés, la France a jugé l’électrolyse de l’eau comme le plus prometteur. En faisant passer du courant électrique dans le liquide – l’électricité doit être d’origine renouvelable (éolien, solaire) ou bas-carbone (nucléaire) pour obtenir de l’hydrogène décarboné – l’électrolyseur sépare la molécule d’eau en ses deux composantes qu

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