Chimie et explosion : un risque finement calculé
Du fait des produits manipulés, le secteur de l’industrie chimique entretient des liaisons dangereuses avec le risque Atex. Comment améliorer et optimiser la maîtrise des risques liés aux atmosphères explosives ? Examen d’un cas pratique au travers de la mise à jour du DRPCE.

La société Zach System
Installée sur la commune d’Avrillé, dans la périphérie d’Angers (Maine-et-Loire), la société Zach System œuvre dans le secteur de la chimie depuis les années 1970. Filiale du groupe italien Zambon, l’entreprise fabrique des intermédiaires de synthèse et des principes actifs à usage pharmaceutique, à destination humaine ou vétérinaire. Elle réalise également des travaux de recherche et développement visant la mise au point de procédés de fabrication industrielle. De fait, la production peut concerner une dizaine de kilos pour certains composants à plus de 100 tonnes pour certains produits. Les fabrications sont effectuées par campagnes et nécessitent plusieurs opérations successives. Installé sur une surface de 10 ha dont seule la moitié est occupée, le site comprend différents secteurs : des ateliers de production, des unités de stockage, des installations de maintenance, des laboratoires, une partie magasin-logistique et des bâtiments administratifs. Les effectifs de la société avoisinent les 200 personnes.

Située à Avrillé, non loin d’Angers, Zach System est une entreprise chimique classée Seveso seuil haut.
Réparties sur 5 ha, ses installations comportent un certain nombre de zones Atex.
Mise à jour du DRPCE
Classé Seveso seuil haut, le site d’Avrillé a la particularité de combiner des activités de chimie fine (réacteurs, filtres sécheurs…) et d’industrie pharmaceutique (broyeurs, atomiseurs, mélangeurs…). L’exploitant est donc sujet aux Atex selon la double problématique gaz-vapeurs et poussières. Plus précisément, des zones comme les ateliers de production et les zones de stockage peuvent présenter une atmosphère explosive gaz-vapeurs par la présence de gaz inflammables et de liquides inflammables. Tandis que les ateliers de produits finis sont exposés aux Atex par les poussières combustibles.
La volonté de Zach System a été de réexaminer ses risques d’explosion au travers de la mise à jour du DRPCE, le Document relatif à la protection contre les explosions. Le DRPCE est intégré au Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Morgan Emzivat, ingénieur HSE, nous explique les motivations de la révision de ce document : « L’objectif était de réévaluer le risque explosion avec un expert tiers. Un expert nous fait profiter de ses compétences et de son expérience. D’autre part, rien ne vaut un oeil extérieur à l’entreprise pour prendre du recul. » Au terme d’un appel d’offre, c’est CNPP qui a été choisi pour effectuer la mise à jour du DRPCE. « Nous avons voulu ré-identifier les zones d’atmosphères explosives grâce à la méthode Evarex proposée par CNPP, donc revoir notre zonage avec une perspective d’optimisation. Une autre volonté était de sensibiliser nos salariés au risque Atex, poursuit le représentant de Zach System. Ce sont des actions qui se font au long cours, dans la durée. On avait aussi l’ambition de travailler sur la révision du DRPCE en mode projet, en associant le tiers expert, l’équipe HSE, des personnels de producti
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