BTP / Sécurité privée / Sûreté
Sécurité des chantiers : un marché dynamique

La protection des chantiers se réduit généralement à des prestations de surveillance humaine. Néanmoins, la sécurité électronique connaît un essor remarquable, notamment grâce à l’apparition de nombreuses innovations.
La sécurité des chantiers est en pleine mutation. Une grande majorité d’entre eux ne bénéficie d’aucune protection et pour les autres la solution la plus courante reste le recours à une surveillance par des agents privés. Néanmoins, un nouveau type de prestation apparaît : la protection électronique.
« L’activité de protection électronique des chantiers est un marché extrêmement dynamique et les perspectives sont attrayantes, car leur potentiel d’équipement est énorme », explique Jean- Christophe Chwat, PDG de VPS, la société leader sur ce créneau, qui est également président de GPMSE, la fédération des entreprises de sécurité électronique.
La progression de ce type de prestations est à deux chiffres, autour de +15 %, selon une estimation d’En Toute Sécurité. Il n’existe en effet aucune statistique fiable et il faut se contenter d’additionner les chiffres communiqués par les entreprises du secteur.
Quant au marché total de la protection de chantiers et d’échafaudages, incluant la surveillance humaine, la sécurité physique (portes blindées, tourniquets, etc.) et électronique, il devrait s’élever à quelques petites centaines de millions d’euros, probablement aux environs de 300 M€.
Des facteurs favorables
Le secteur bénéficie de plusieurs facteurs favorables : la multiplication des vols de câbles et autres matériaux de construction coûte beaucoup d’argent, si bien que la protection devient un investissement rapidement rentable. De plus, une menace terroriste pérenne dans le pays impose de mieux protéger les sites en rénovation ou en construction, car une attaque peut se préparer ou même se dérouler durant les travaux sur un site.
Par ailleurs, la conjoncture dans le bâtiment est plutôt porteuse, notamment dans le tertiaire et l’industriel, mais à l’exception des logements résidentiels qui marquent le pas. La demande va rester soutenue puisque de gros projets de BTP sont en cours, comme le Grand Paris, ou vont bientôt démarrer en prévision des Jeux Olympiques de Paris en 2024. En outre, les coûts d’une protection électronique ne sont pas très élevés : quelques centaines d’euros par mois pour de petits chantiers, mais l’addition peut grimper jusqu’à plusieurs milliers d’euros, voire des dizaines de milliers d’euros, pour d
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