Feu sur front de neige à Courchevel
Après des incendies à Val-Thorens, Val-d’Isère, Avoriaz et de multiples feux de studios tués dans l’oeuf, c’est à Courchevel où une résidence de tourisme a connu les assauts du feu durant une dizaine d’heures, jetant des centaines de résidents dans la nuit froide.

C’est vers 1 h 45, le 9 mars 2011, que les pompiers sont alertés pour feu d’appartement dans un hôtel / résidence de tourisme à Courchevel. Avec cette précision : « 2e étage en feu, deux personnes sur le balcon ».
Les étages supérieurs enflammés
À leur arrivée, un grand nombre d’occupants a déjà évacué la résidence et l’hôtel contigu, aidé par la police municipale. Vers 2 h 15, un premier message signale « deux appartements totalement embrasés avec propagation à la toiture ». Deux occupants se sont échappés par l’extérieur, sautant dans la neige pour l’un d’eux. La priorité est évidemment de s’assurer qu’il ne subsiste plus personne dans le secteur concerné par le feu (aux 4e et 5e étages), ce qui est heureusement le cas. Il fait – 6 °C et les centaines de résidents sont regroupés vers l’office de tourisme où ultérieurement, ils seront encadrés par la Croix Rouge et une équipe médicale.
Le feu est également très violent dans la cour intérieure de la résidence, là où des coursives extérieures desservent les studios. De l’appartement initialement embrasé au 4e étage, dont la porte est restée ouverte, le feu gagne le 5e et les combles via les balcons intérieurs et les façades de bois. Un unique escalier, desservant également l’hôtel, permet d’accéder aux 4e et 5e étages et servira de point d’appui pour empêcher la propagation aux combles de l’hôtel, plus haut d’un étage que la résidence.
Le feu, qui a gagné les combles de la résidence, court dans la toiture multicouche, de part et d’autre de la zone d’origine. Ce scénario, habituel en montagne, est ici aggravé par la présence des lauzes (pierres plates de couverture) qui, d’une part, empêchent la toiture de se percer et, d’autre part, glissent et tombent au sol, présentant un grave danger pour les intervenants.
Des flammes maîtrisées après dix heures de lutte
Les renforts montent maintenant de la vallée, de Moutiers (environ 15 km), d’Albertville (40 km). Deux échelles pivotantes sont positionnées à la jonction entre la résidence hôtelière et les deux bâtiments l’encadrant, très menacés. Entre les deux, le feu ravage méthodiquement les studios, en retombant par les combles. Si le feu est tenu au niveau de l’hôtel grâce à la présence d’un escalier d’où les lances l’attaquent, en revanche, il se propage à l’opposé à l’immeuble d’habitation contigu, via un balcon et un toit en avancée. Là encore, il gagne les combles et s’y développe avant de retomber d
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