Studios Universal : flammes fatales
Une nouvelle fois, en juin 2008, les Studios Universal à Los Angeles ont dû faire face à un incendie qui a détruit deux hangars comprenant notamment des plateaux de tournage avec d’immenses décors.

À l’aube du dimanche 1er juin 2008, un très violent incendie, causé par un travail par point chaud, a ravagé près de deux hectares de décors aux Studios Universal à Los Angeles. Environ 400 pompiers ont lutté plus de 12 heures pour circonscrire l’incendie qui a ravagé des décors de rues et les animations mythiques du cinéma Hollywoodien.
Les procédures de sécurité habituelles ont pourtant été observées. Après un travail d’étanchéité au chalumeau sur la toiture d’un îlot de six bâtiments, terminé à 3 h, les ouvriers ont attendu une heure avant de quitter les lieux. Pourtant, à 4 h 43, un agent de sécurité donne l’alerte : le pâté de maisons New York Street s’embrase. Quatre minutes plus tard, alors que quatre engins, pompes et échelles se présentent, l’îlot est en feu et l’énorme rayonnement, issu de la combustion des matériaux légers constituant les décors, menace déjà de propager le feu de rue en rue. En effet, les Studios Universal sont composés de plateaux de tournage et d’enregistrement et d’un parc de loisirs où les touristes peuvent visiter les décors de films célèbres.
Une alimentation en eau compliquée
Si les premiers moyens disposent d’une pression d’eau suffisante délivrée par le réseau privé du site (alimenté par le réseau de ville de Los Angeles), cette dernière, à mesure que les engins vont s’alimenter, va progressivement baisser pour atteindre un minimum vers 6 h, alors que le feu est en plein développement. L’eau devra alors être puisée hors du site, et sur deux plans d’eau du parc d’attractions, dont l’un est à moins de 100 m du feu. Vers 6 h 30, près de 400 pompiers, 20 échelles aériennes et une quarantaine d’engins pompe, dont certaines pompes de 3 700 l/min, sont engagés.
Si la structure supportant les décors est constituée de poutrelles d’acier et de maçonnerie, les façades, à l’apparence solide de brique ou de pierre, utilisent largement le bois, le stuc, le polystyrène, le plastique et le plâtre. La puissance du feu est telle que le rayonnement des flammes, qui s’échappent parfois sur quatre étages, embrase un à un les îlots voisins, sautant des rues de 15 à 20 m de large et ce, malgré l’emploi de dizaines de lances et lances-canon à longue portée et fort débit.
La dizaine d’îlots, reconstituant les décors de films cultes sur plus de 2 ha, ne forme bientôt plus qu’un immense brasier contre lequel les pompiers ne peuvent s’engager efficacement, tant le rayonnement est puissant. Deux hélicoptères bombardiers d’eau effectueront plusieurs dizaines de largages sur les to
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